Quand l’intelligence artificielle simplifie le travail des juristes

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Découvrez l’interview flash de Marie ABADIE, Associée chez SoftLaw

SoftLaw développe ses propres algorithmes en s’appuyant sur le text mining afin d’offrir aux professionnels du droit une solution facilitant le traitement des données contenues dans les documents juridiques. En attendant de retrouver Marie Abadie lors de notre conférence EFE dédiée aux Directeurs Juridiques le 15 décembre prochain, elle nous livre sa vision en 6 questions clés.

La question « 140 caractères » – Quelle est votre mission sur terre ?

Redonner le sourire à ceux qui manipulent des centaines voire des milliers de contrats par an !
Et donc améliorer au mieux les conditions de travail des professionnels du droit et plus généralement de ceux qui traitent des documents juridiques !

La question « pitch » – Pouvez-vous nous faire le pitch de SoftLaw en une phrase ?

Une solution d’aide à la revue, l’analyse et au traitement de plusieurs documents contractuels de manière simultanée, en fonction des besoins de l’utilisateur choisi et quel que soit leur format. Outil qui s’appuie dur l’intelligence artificielle et le traitement du langage naturel.

La question « qui fâche » – La fonction juridique telle que nous la connaissons aujourd’hui est-elle appelée à disparaître ?

Bien au contraire, elle est amenée à croître et ce d’autant plus qu’elle ressortira bien plus valorisée si elle s’appuie sur des outils qui lui font gagner du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée et peut se consacrer entièrement à son expertise pure.

Cela participe déjà d’un mouvement existant qui consiste à valoriser la fonction juridique en tant que Business Unit, comme c’est le cas déjà dans plusieurs entreprises et souvent à l’étranger.

Le client attend tant en entreprise ou en cabinet qu’on se concentre sur l’essentiel. Les temps de réponse aux appels d’offre se réduisent, comme les négociations contractuelles et le professionnel du droit comme ses interlocuteurs internes ou externes doit se concentrer sur l’essentiel.

On assiste à une évolution et non une révolution des outils que la fonction juridique utilise aujourd’hui.

La question « d’actu » – Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de vouloir uberiser le droit ?

Pour moi, on ubérise surtout les directions support, juridiques et autres, ainsi que toutes les structures des professionnels du droit comme les cabinets, les études etc. plus que le droit ou l’Homme.

Mais dans le cas de SoftLaw, il n’y a pas d’ubérisation des professionnels du droit dans ce sens que notre objectif est d’outiller les professionnels pour permettre de se concentrer sur la valeur ajoutée et en aucun cas de les remplacer.

En automatisant les tâches à faible valeur ajoutée, chronophages et désagréables, le professionnel peut davantage se concentrer sur son client et sur sa relation client.

La question « concrète » – Comment le modèle proposé par SoftLaw va-t-il évoluer dans les prochaines années ?

Le modèle va se développer déjà sur tous les pays francophones et se développer vers les métiers de l’audit et de la « compliance » qui vont croissant.

Le développement des réglementations pour réguler un peu les marchés ne va pas s’arrêter et les entreprises et les professionnels du droit devront faciliter ce travail d’analyse qui investit tous les secteurs. On voit bien que des normes et des réglementations naissent au fur et à mesure que le numérique se développe. Garder le contrôle sur des sujets comme la protection des données personnelles, ou la sécurité nécessite d’encadrer les échanges commerciaux par des garanties contractuelles.

La question « inspirante» – Quels sont/ont été vos modèles et sources d’inspiration pour mener à bien votre objectif de disruption ?

L’esprit d’audace de certains patrons dont Alain Bensoussan que j’ai rencontrés dans ma carrière professionnelle et qui étaient avant-gardistes dans la profession et d’autres qui m’ont soutenu dans le lancement de différents projets de transformation wwide chez Capgemini Groupe pour les juristes.

 

Marie ABADIEMarieABADIE SoftLaw
Associée SoftLaw
Avocate spécialisée en droit de l’informatique, puis successivement General Counsel chez Capgemini puis Head of Legal chez Microsoft France, Marie Abadie a rejoint SoftLaw en tant que Directrice Générale en 2017.
Elle interviendra lors de la conférence EFE « Directeur juridique, innovez pour asseoir votre leadership » le 15 décembre 2017 à Paris.

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